Du bois local.De nouvellesperspectives.
SCIBOIS — Sciage Court et Innovation pour les Bois feuillus secondaires — explore une autre manière de valoriser les chênes de qualité secondaire du Clunisois, pour fabriquer des composants de menuiserie et construire, progressivement, une filière locale à plus forte valeur ajoutée.
Redonner de la valeur aux chênes de qualité secondaire.
Le Clunisois dispose d’une ressource forestière riche, notamment en feuillus. Pourtant, une partie des chênes présente des caractéristiques — dimensions, forme, nœuds ou irrégularités — qui limitent leur valorisation dans les circuits traditionnels du bois d’œuvre.
SCIBOIS cherche à mieux utiliser cette ressource grâce à une technique de sciage de petites longueurs et à des procédés de tri, d’assemblage et de transformation adaptés.
L’ambition n’est pas de considérer que tous les bois conviennent à tous les usages : il faut caractériser les propriétés mécaniques, vérifier la qualité des composants, maîtriser les coûts et construire des débouchés fiables.
En réunissant recherche, forestiers et industriels, le projet vise à relier l’innovation technique à une perspective de développement économique territorial.
Le sciage court, comment ça marche ?
Partir de pièces de bois de dimensions plus modestes, puis les sélectionner et les assembler pour obtenir des composants adaptés à la menuiserie.
Identifier la ressource
Repérer et sélectionner les chênes de qualité secondaire pouvant être valorisés.
Scier en courtes longueurs
Transformer les billons en pièces de bois courtes, adaptées à leurs caractéristiques.
Classer et optimiser
Évaluer les pièces et étudier les méthodes de tri et d’optimisation numériques.
Assembler les carrelets
Reconstituer des composants de menuiserie à partir d’éléments sélectionnés.
Fabriquer et tester
Usiner des fenêtres et vérifier leurs performances en situation réelle.
Une filière expérimentale : les choix techniques précis et les équipements industriels nécessaires font encore l’objet de travaux de validation et de dimensionnement.
Trois ambitions. Une filière à inventer.
Le projet cherche à articuler la valorisation de la ressource, l’innovation industrielle et l’activité économique locale.
Valoriser davantage la ressource
Explorer des débouchés de menuiserie pour des chênes aujourd’hui moins recherchés en bois d’œuvre, tout en recherchant un meilleur rendement matière.
Innover dans la transformation
Tester le sciage court, le classement des pièces et l’optimisation des assemblages pour obtenir des composants fiables et compétitifs.
Créer de la valeur sur le territoire
Rapprocher propriétaires forestiers, exploitants, industriels, menuisiers et acteurs publics autour d’une chaîne de transformation ancrée localement.
Le Sanatorium de Bergesserin, terrain d’expérimentation.
La réhabilitation du Sanatorium offre un cadre concret pour mettre à l’épreuve les menuiseries réalisées à partir de chêne local. Plusieurs campagnes d’essais ont notamment porté sur la fabrication de carrelets, la pose de fenêtres et leur comportement selon les expositions et les finitions.
Une trentaine de fenêtres expérimentales ont été réalisées et posées lors des premières phases du projet, selon les éléments de suivi communiqués. Le renouvellement d’autres menuiseries de la façade constitue une perspective de démonstration à plus grande échelle, qui dépend encore des choix techniques et des travaux de réhabilitation.
De l’idée au procédé industriel.
Depuis plusieurs années, la Communauté de Communes du Clunisois et l’ENSAM, avec AMVALOR et des entreprises partenaires, étudient différentes voies de transformation de chênes de qualité secondaire.
Après des travaux sur le déroulage et les produits reconstitués, le sciage court a émergé comme une voie à explorer pour réduire les investissements nécessaires et renforcer les possibilités de transformation. La faisabilité doit être évaluée sur les plans technique, environnemental et économique.
Mesurer les propriétés et la qualité des pièces transformées.
Explorer le classement numérique, les données industrielles et les outils d’aide à la décision.
Étudier les investissements, les rendements et les débouchés possibles pour les entreprises.
Des recherches à la filière territoriale.
SCIBOIS s’appuie sur des expérimentations existantes et une ambition de changement d’échelle, qui reste à consolider avec les partenaires.
Premiers travaux
Engagement de recherches avec l’ENSAM autour de la valorisation des chênes de qualité secondaire.
Sciage court à l’étude
Comparaison des voies de transformation et préparation de campagnes expérimentales de carrelets et de fenêtres.
Démonstrateurs
Premières menuiseries expérimentales mises en œuvre sur le site du Sanatorium de Bergesserin.
Structurer la suite
Candidature GRAINE, approfondissement scientifique et réflexion sur un outil de production et ses débouchés.
Des compétences qui se complètent.
De la recherche à la menuiserie, le projet mobilise des savoir-faire différents autour d’une ambition commune.
ENSAM Cluny / AMVALOR
Études sur les propriétés du bois, les procédés de transformation et la faisabilité technique et économique.
InCluniso
Mise en réseau des acteurs, coordination territoriale et accompagnement de la structuration de la filière.
Communauté de Communes du Clunisois
Partenaire de longue date des études, mobilisation territoriale et réflexion sur les besoins fonciers du projet.
Entreprises de la filière bois
Expertises de sciage, de fabrication de composants et d’industrialisation ; notamment Bois Blanc Service et des partenaires des études antérieures.
Menuisiers et artisans
Contribution à la fabrication des menuiseries, à leur pose et au retour d’expérience sur les prototypes.
Propriétaires et exploitants forestiers
Connaissance des peuplements, mobilisation raisonnée de la ressource et réflexion sur les conditions d’approvisionnement.
La composition opérationnelle du consortium et les responsabilités des entreprises peuvent évoluer selon les phases d’étude et les futurs financements.
Vos questions, nos réponses.
Comprendre le projet, ses limites actuelles et les possibilités de coopération.
Qu’appelle-t-on « bois de qualité secondaire » ?
Il s’agit de bois dont certaines caractéristiques — nœuds, forme, dimensions ou autres singularités — limitent les débouchés habituels en bois d’œuvre de qualité supérieure. Cela ne signifie pas qu’ils sont inutilisables : SCIBOIS étudie les procédés permettant d’en valoriser une partie dans des produits de menuiserie.
Le sciage court est-il déjà une filière industrielle en activité ?
Non. Des études et des expérimentations ont été engagées et des menuiseries prototypes ont été réalisées. Le développement d’une unité de production dédiée, ses investissements et son implantation restent à étudier et à confirmer.
À quoi servent les fenêtres du Sanatorium ?
Le Sanatorium sert de site d’expérimentation à taille réelle : la fabrication, la pose et l’observation des menuiseries dans différentes conditions contribuent à valider les solutions techniques envisagées.
Quel est le rôle des outils numériques et de l’intelligence artificielle ?
Les recherches explorent des méthodes de caractérisation, de classement et d’optimisation des pièces de bois, dont certains outils peuvent s’appuyer sur l’analyse numérique et l’IA. Il ne faut pas en déduire qu’une ligne industrielle automatisée par IA serait déjà opérationnelle.
Comment une entreprise peut-elle contribuer ?
Des exploitants forestiers, scieurs, industriels, menuisiers ou autres partenaires peuvent proposer leurs compétences, faire remonter leurs besoins et échanger avec InCluniso sur les possibilités de coopération. La participation dépendra des phases concrètes du projet.
Et si le bois local ouvrait de nouvelles perspectives ?
Professionnel de la forêt, du bois ou du bâtiment, chercheur, entreprise ou acteur public : faites-nous part de vos compétences, de vos idées et de vos besoins pour contribuer aux prochaines étapes de SCIBOIS.
